AUDIO-PSYCHO-PHONOLOGIE v1.0

Pédagogie de l’écoute

La thérapie Tomatis


1Premiers signes de fermeture…

Naître à nouveau …

Dès la naissance, nous insistons sur tout signe de fermeture caractérisé par des troubles psychosomatiques entraînant par la suite certains problèmes de comportement (ne nuisant pas nécessairement aux apprentissages scolaires) qui peuvent être traités par nos techniques dès le plus jeune âge.

Plus tard, dès la maternelle, les indications s’étendent à l’enfant hyperkinétique, énurétique, instable, inattentif, fatigable, excessivement introverti, à tout désordre de la communication lié à une perturbation ou à un affaiblissement du désir de communiquer et de connaître.

Autres applications : voir notre plaquette spécifique aux enfants différents : autisme, I.M.C., syndrome de Down…

Plaquette difficultés scolaires : « un premier signe de fermeture… »

2DIFFICULTES SCOLAIRES

Un premier signe de fermeture…

Depuis des dizaines d’années, des parents désemparés viennent dans notre cabinet pour nous faire part des difficultés scolaires de leur enfant. « Il est dyslexique » nous disent-ils en reprenant un mot générique, savant mais, pour eux, vide de sens. Sous ce terme, les spécialistes placent indifféremment les troubles de lecture, d’écriture, d’orthographe, de calcul mais y ajoutent, dans la foulée, ceux de l’élocution, mémorisation et ceux, plus généraux encore, du comportement.

La dyslexie affecte profondément l’enfant car elle fait tâche autour d’elle, ne laissant rien hors de sa portée. Un dyslexique « voit » le monde à sa manière. N’ayant pas eu la chance d’associer correctement les sons et les noms aux objets, il utilise un langage qui, pour lui, a une signification dévaluée. Il communique en monnaie de singe et un univers qui n’est pas correctement « verbalisé » n’est qu’un montage imaginaire, qu’un théâtre d’ombres que l’on ne peut appréhender.

Le jeune enfant a ses handicaps de base (mauvaise écriture, dyslexie simple…), des troubles profonds de communication. Se rendant compte des sourires qu’il déclenche autour de lui ou de ses échecs répétés, il perd confiance. L’entourage se lasse et peu à peu un fossé se creuse. C’est le cercle vicieux, et toute son intégration au monde se trouve ainsi remise en cause.

Un enfant qui naît dans de bonnes conditions et avec le désir de communiquer, se laisse emporter vers la vie et va, étape par étape, apprendre à devenir un être social dans un long cheminement qui transforme un nourrisson en individu, puis en personnage. Mais, devant un monde extérieur jugé trop agressif, trop dissonant, ou un environnement familial qui ne « s’entend pas » l’enfant n’a qu’une façon d’exprimer son désarroi : il coupe le pont de la communication marquant ainsi son refus de rentrer dans l’écoute d’un monde jugé trop hostile.

Entre la surdité totale et la fabrication de zones à distorsions, il y a des nuances. Elles entraînent, à leur suite, des troubles de comportement ou d’apprentissage.

L’oreille est une arme puissante, défensive et dissuasive. Origine des blocages, elle peut

devenir -si on la saisie bien- la source de toutes les thérapies.

Devant ces problèmes, d’importantes recherches ont pris naissance dans plusieurs pays, la mise au point aboutissant à différents démarches éducatives et pédagogiques.

3Le Dr TOMATIS,

médecin ORL de la faculté de Paris, est connu pour ses travaux concernant les processus d’écoute et de communication. Il a, dès 1947, mis en évidence les contre-réactions audio-phonatoires dans tous les phénomènes de la voix parlée et chantée. Il a démontré que toute modification auditive apportait un changement manifeste dans le mode d’élocution d’une personne. Des expériences similaires réalisées chez les bègues ont abouti à une transformation de la lecture. Ces observations fondamentales ont amené Alfred TOMATIS à conclure que l’audition et la phonation étaient intimement liées.

C’est cette découverte qui a été publiée en 1957 à l’Académie des Sciences de Paris sous le nom d’EFFET TOMATIS.

Parallèlement à ces recherches, le Dr A. TOMATIS a pensé que le processus pouvait être mis en œuvre pour améliorer la lecture. Par ailleurs, il a constaté que, dans les contre-réactions nécessaires à l’élaboration de la lecture et de l’écriture, l’oreille droite offrait une plus grande efficacité que l’oreille gauche : c’est l’oreille directrice. D’autre part, le désir d’écoute se superpose au simple fait d’entendre. En effet, tout comme il existe une différence entre voir et regarder, il existe une différence entre entendre et écouter, cette dernière fonction impliquant un désir d’entrer en communication et exigeant la mise en action de certains muscles de l’oreille moyenne dans le but de viser le message reçu.

Ainsi, un enfant peut parfaitement entendre sans être capable d’écouter.

Dans ces conditions, l’enfant ne peut pas intégrer véritablement le langage. Celui-ci demeure pour lui « lettre morte ». L’élève en difficulté scolaire reste un étranger au monde de la communication verbale, ne pouvant faire correspondre une image sonore au graphisme de la lettre. Une telle distorsion de la fonction d’écoute va obliger l’élève à percevoir tous les sons de manière déformée. Il va devoir faire des efforts de manière considérable –et souvent infructueux- pour comprendre et décoder le message qui lui est transmis. Tous se passe comme s’il recevait le monde environnant à travers des filtres déformés. Il est à noter que la plupart des distorsions sont situées au niveau fréquentiel du message verbal. Ceci permet de comprendre les difficultés auxquelles sont quotidiennement confrontés ces enfants tant en ce qui concerne l’expression parlée que l’expression écrite, la lettre n’étant en soi qu’un son à reproduire graphiquement.

Au fur et à mesure que se multiplient ces tentatives de correction et de compensation, la fatigue, la frustration et un sentiment d’échec vont se développer et se doubler d’une perte de motivation. Par voie de conséquence, l’élève aura du mal à soutenir son attention, à mémoriser ses leçons. En outre, s’il existe des difficultés de perception au niveau de certaines bandes de fréquences, le développement normal du langage et de sa relation avec le monde extérieur risque d’en être perturbé.

Un tel enfant se trouve dans la situation de ne jamais pouvoir exploiter ses potentialités qui sont certaines mais restent inhibées par les difficultés d’écoute.

Si la dynamique du langage ne s’est pas imprimées neurologiquement, il va exister une dysharmonie susceptible d’imposer à l’élève un univers distordu. De tels enfants sont très souvent maladroits, gauches vis-à-vis de leur corps dont ils ne savent que faire. Leur posture est souvent avachie et manque de naturel.

C’est pourquoi A. TOMATIS pense qu’il faut aborder les problèmes d’intégration scolaire en apprenant à l’élève à écouter, tout en lui redonnant confiance en lui et en ses potentialités.

Il a élaboré un test d’écoute pratiqué lors d’un bilan audio-psycho-phonologique initial (BAPP) qui permet de mettre en évidence la présence et la nature de possibles distorsions d’écoute, telles que :

Une fois le test d’écoute établi, nous envoyons alors à l’enfant (grâce à un appareil appelé « Oreille Electronique ») des sons qui, comme des haltères, vont faire travailler les muscles de l’oreille moyenne pour dégager le désir d’écouter.

L’enfant est plongé dans les conditions idéales de l’écoute, celles que tout homme et toute femme a connu pendant plusieurs mois de sa vie : in utero.

Le fœtus, dès le quatrième mois, a ouvert en profondeur son oreille dans le ventre de sa mère. Il a connu des conditions d’écoute idéale dont il va garder la profonde nostalgie toute son existence. Les bandes magnétiques écoutées sous Oreille Electronique sont composées d’enregistrement de la voix maternelle. Elles ont été filtrées de manière à ce qu’elles ne laissent passer que les fréquences effectivement entendues à ce premier stade de l’existence, essentiellement les aigus.

Quand la mère est absente, nous remplaçons sa voix par de la musique classique (notamment MOZART) traitée dans les mêmes conditions.

En retrouvant cette écoute idéale, l’enfant –au bout de quelques séances- manifeste un profond désir de communiquer. Le traitement consiste à lui faire retrouver des bases solides lui permettant de rattraper son âge réel. Progressivement, les sons se défiltrent et l’enfant, un jour se retrouve dans les conditions normales d’écoute . C’est un moment très important du traitement, aux effets souvent aussi surprenants que ceux de l’accouchement. L’enfant découvre une audition et une écoute « normale », poussé par une joie de vivre et un désir décuplé de communiquer qui, si tout va bien, réduit à néant ses anciennes distorsions et ses anciens blocages. Peu à peu, il prend possession de l’oreille correspondant à son âge, mais ses mécanismes d’apprentissage repartent à zéro.

Comme un orchestre qui s’adjoint un autre instrument, il rajoute à son univers une dimension fondamentale, mais doit tout réinterpréter en fonction de sa nouvelles « perception ».

Les dyslexiques sont alors invités à lire à haute voix, toujours sous oreille électronique, le plus fort possible, le corps bien vertical et la main droite placée devant la bouche. Au départ, c’est dur, comme pour les jeunes pianistes peinant sur les premières notes de la gamme. Nous les laissons ânonner tout ce qu’ils savent, même s’ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Leur oreille se réveille, réentend correctement les sons et se les approprie. Progressivement, les mots s’associent en tandem, puis en groupes plus vastes, la lecture prend son rythme et permet à l’enfant d’accéder à la signification du texte.

La voix s’ouvre au tempo de la lecture. Elle se met en harmonie avec des trains d’ondes sémantiques qui favorisent l’éveil du cerveau. Cette lecture à haute (très haute) voix est conseillée également pour aider à maîtriser l’orthographe. Le texte « écrit » de cette manière est beaucoup plus communiquant, les arguments, les idées coulent mieux et le nombre de fautes d’orthographe diminue.

Ce cheminement vers la communication doit être réalisé avec la collaboration des parents qui jouent un rôle de soutien et doivent faire preuve d’une participation effective. Cette collaboration est un élément très important pour assurer une efficacité à l’égard de l’aide à apporter à l’enfant.

Pratiquement, nous proposons des séries de séances : une série de 30 heures réalisée intensivement (1 à 4 h par jour maximum) ou non intensivement au rythme déterminé par le BAPP* initial, et 2 ou 3 séries de 15 heures durant 4 à 6 mois environ. Cette éducation de l’oreille pose, nous le savons, de nombreux problèmes aux parents, obligés d’accompagner leurs enfants à notre cabinet, souvent éloigné de l’école. Aux Etats-Unis et au Canada, des expériences réalisées depuis de nombreuses années prouvent que la meilleure solution est d’intégrer les appareils au système scolaire. Les enfants gagnent du temps et ce traitement retrouve sa véritable vocation d’éveil pédagogique.

Voir ci-dessous les expériences et résultats à ce jours.

4Une expérience Nord-Américaine :

Une expérience Nord-Américaine :

En 1978, le Congrès TOMATIS International se tenait à Toronto, au Canada. Les représentants d’un important laboratoire médical (MDS) proposent au Dr Tomatis de mettre en place ses techniques d’aide aux enfants en difficultés d’apprentissage, sur une grande échelle, de manière à réaliser des statistiques extrêmement précises. L’important budget dont disposait ce laboratoire lui en donnait effectivement les moyens.

Après avoir visité les établissements européens appliquant ces techniques, la société MDS a ouvert un premier centre à Toronto, capable de traiter 850 enfants sous Oreille Electronique et suivant le training classique que nous avons évoqué précédemment. Les enfants ont été soumis à des dizaines de tests avant, pendant et après l’expérience, pour mesurer les progrès réalisés ou non. C’était la première fois qu’une telle étude était entreprise. Le questionnaire auquel les enseignants et les parents furent également soumis avait l’ambition de mesurer les progrès réalisés dans tous les domaines de la communication et du comportement. Il portait sur la « qualité de la structure de la phrase », la « lecture », la « richesse du vocabulaire », « l’intérêt par l’écriture », la « mémoire », la « concentration »… autant de paramètres que les enquêteurs MDS estimaient pouvoir mesurer.

A la question générale portant sur les progrès réalisés par l’enfant, il y eut 97 % de réponses positives. Ils se seraient contentés de 35 %. Dans le détail, les résultats sont encore plus spectaculaires. La concentration, la maturité, la mémoire, la qualité du vocabulaire et de la structure de la phrase, la lecture et la communication en général (autant de domaines spécifiques d’amélioration scrupuleusement répertoriés) ont progressé de plus de 75 % avec des pointes dépassant parfois les 90 % (pour la concentration notamment).

Les américains sont très attachés aux statistiques et ne se contentent jamais d’une seule expérience. L’équipe de MDS, l’année suivante, a déclenché 3 autres recherches. La première a été mise en place par le célèbre pédiatre Barbara WILSON, chef du service de neuropsychologie au North Shore University Hospital de New York. La deuxième a été conduite par le Docteur Byron ROURKE, chef du département de neuropsychologie de l’hôpital de Windsor (Canada) et une troisième, par le Docteur Tim GILMOR du centre de Toronto. Cette fois-ci, la méthode TOMATIS était mise en compétition avec ce que les Etats-Unis et le Canada avaient de mieux en matière d’aides aux enfants en difficultés.

Là encore, les résultats furent largement positifs et, dans tous les cas, meilleurs que ceux obtenus par la concurrence, avec, en plus, un immense avantage : l’Oreille Electronique rend caduque les multiples entretiens avec les psychologues et permet de traiter des dizaines de dyslexiques à la fois. Elle est donc beaucoup plus « rentable ».

Parallèlement à ces expériences, le centre de Toronto développe depuis quelques années des programmes spéciaux, les « Listening Training Program » pour des enfants présentant des difficultés d’apprentissage. Depuis 1982, des écoles en Ontario, au Québec, au Manitoba et au Saskatchewan, ont appliqué ce programme avec des résultats qui semblent satisfaisants, puisque les conseils scolaires ont voté chaque année le renouvellement de l’expérience.

A ce jour :

Voici quelques résultats récents de recherche sur l’efficacité de l’Audio-Psycho-Phonologie :

5231 enfants en difficultés

1- Méta-analyse publiée en 1999 par Tim Gilmor, basée sur 231 enfants en difficultés d’apprentissage.

Cette étude a été l’objet d’une publication pour une revue internationale (International Journal of Listening). L’utilisation de la Méta-analyse est une statistique très fiable qui permet de combiner les résultats expérimentaux de plusieurs recherches, afin d’en tirer des conclusions encore plus significatives.

Cette étude s’est basée sur les résultats de l’audio-psycho-phonologie (APP) dans les publications suivantes

Les conclusions ont montré que l’audio-psycho-phonologie obtient des résultats significatifs dans les domaines suivants :

6400 enfants et adolescents

2- Recherche effectuée à Toronto sur un groupe de 400 enfants et adolescents ayant suivi des sessions d’audio-psycho-phonologie.

Les enfants présentaient des difficultés d’apprentissage bien documentées par les tests psycho-éducatifs. Les parents ont rapporté des progrès dans les domaines suivants :